3

by KinChino

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1.
un dernier verre qui m'fera tousser une dernière bagarre qui me fera mousser dans quelques heures je vais ramasser ça fait un bail que je rame assez V'là le chantier... ça fait un petit moment que j'arpente le sentier tu te doute bien que chuis pas l'fils d'un rentier ou d'un charpentier... depuis toujours chuis un branleur justement je me suis fait à la force du poignet certainement que chuis pas né pour gagner... ça m'crève le coeur a priori mes armes je sais les manier. face aux vents, sous la pluie, je serre les poings et les dents mais jamais je ne fuis je sais c'que je suis. le visage fouetté par la poussière ils étaient où tous hier ? allez-y planquez les femmes et les mouflets ce soir je fais sauter la Poudrière sirveme una ultima copa que esta noche pasara lo que tendra que pasar... Pourquoi tu jactes Je te la donne ma parole c'est bien le dernier acte Avec le Diable j'ai signé de mon sang un pacte Je te le jure que ce qui va se passer ce soir aura son impact. Le visage buriné par les ans Verbalistique aisance Dis moi depuis quand on t'fait croire que c'était bien mieux en se taisant chuis pas un Taiseux, chuis trop bavard et J'ai plus seize ans Ouech ma poule surveille tes oeufs passke je sais que tôt ou tard On peut te tourner le dos ou te baiser Même si t'as tué le Minotaure comme Thésée hélas c'est la même quand t'es Zé On ne va pas toujours à Dam avec le style de Campese. j'avoue qu'ça m'plaisait... A ma disposition j'ai des voyelles Et tant d'consonnes Silencieux comme Charles Bronson Il ne se passera rien° si t'attends qu'on te sonne. je monte sur la scène pour la dernière fois j'ai le coeur qui bat comme si c'était la première fois j'embrasse ma bague et ma croix je compte jusqu'à trois et... (quoi ?) je dégaine mon flow comme mille balles qui partent de mes canons fumants au nom des miens les yeux ouverts je récite ma leçon tranquillement posé je fais la démonstration de ma maîtrise sur le son la précision de mes mots touche en plein coeur et les têtes se renversent mes fazes brillent tellement plus fort que tous ces foutus diamants à Anvers mon style rafraichit la salle comme une averse je distille des rimes historiquement convoitées comme la Perse ce soir je danse ivre mort sur ma propre tombe j'ai donné tout c'que j'avais j'ai même relaché la colombe verse un trait de pisco j'ai aucune peine au final moi je sais c'qu'est vrai chacun son Everest file moi ma liasse que j'me casse pourquoi tu veux que je reste ? je revois tous ces visages qui défilent... Les Shmonks, La Camanchaca, Visions Sonores, Altermutants, Diaz Borrow, La Racine... Kin Chino. je vous ai donné ma parole
2.
POMPIER Une détonation déchire la nuit, une odeur de poudre se fait sentir ca, c’est encore un coup des frenchies, Marseille c’est pas pareil c’est pire Faut dire que le réseau est sous contrôle pourtant le matin au café, c’est ponctué de gaudrioles les gadgies rigolent, mais ça reste de façade on repense aux collègues en taule, les 504 font la parade dans la rue ca chouffe, c’est qui le prochain ? on vit aujourd’hui sans penser à demain… Qui va se faire arroser sans prévenir ? Marseille c’est pas pareil, c’est pire… La blanche a inondé le pays toute l’Europe jusqu’en Colombie Mieux vaut se taire, s’asseoir et boire un pastis, eux ce sont des durs, pas des types dans le cannabis. REFRAIN Allez sers moi un pastaga Marseille c'est pas pareil, c'est pire Ohhh on va se faire une pétanque Marseille c'est pas pareil, c'est pire Fann elle est pas plus belle la vie Marseille c'est pas pareil, c'est pire Mon vier, à jamais les premiers Marseille c'est pas pareil... SYRANO T'arrives dans les quartiers nord comme dans une ville en siège. Un guetteur note ta plaque et te fait un sourire. Les minots jouent au dealer mais leurs regards te piègent. Marseille c'est pas pareil, c'est pire. Y'a des poubelles jusqu'aux toits des écoles. Même les rats sont pris au piège sans avenir. Comment tu te projète ici ? Comment tu décolles ? Marseille c'est pas pareil, c'est pire. Tu es à Naples et Alger, le cap est lâché, La nappe est tachée de câpre, de mafé, De mare de café. Et marre de taffer. Dessous les pins y'a des 5-20 dans les cages d'escalier. Du mal à bâcher les fissures dans le gris D'une ville sans origine car trop de racines à nourrir Où certains finissent de boire quand d'autres prient. Marseille c'est pas pareil, c'est pire. REFRAIN SYRANO Mais bon, y'a l'accent, l'unité née du vie. I AM et le Massilia, une culture, un empire. Ce truc de nulle part qui te retourne le bide. Marseille c'est pas pareil, c'est pire. POMPIER Le chant des cigales de Martigues a la Ciotat La culture provençale qui te tend les bras Le vélodrome, le vieux port et la bouillabaisse Marseillais, dans le cœur, jamais le regard ne se baisse SYRANO Tu es forcément d'ailleurs si tu viens d'ici. Un enfant de partout que seul le voyage peut guérir, Car tu es un souvenir et demain, pas aujourd'hui, Marseille c'est pas pareil, c'est pire. POMPIER Alors franchement les médias on s'en cague Sous le soleil, on s'envoie des galéjades Un raki, les papets, les pitchouns ont le sourire, qui a dit que Marseille c'était pire? REFRAIN
3.
ENZ J'suis pas venu jouer Tu as perdu d'avance Coup de pied dans la porte Canon dans la gorge Regarde ce qu'on t'apporte; de belles strophes J'suis le fer de lance Vous êtes tous de la même famille comme un tiers de Lens J'ai pour habitude de préparer des rimes fines, raffinées Crime inopiné quand je kick Jte fini a l'Opinel ? Non non! Monte les décibels maintenant Jsuis là pour éradiquer les sales idées donner des classique et des bonnes vibes Rien a foutre des royalties et contrat Vise le paradis sans gunshot Trouve moi le nez fourré dans une bonne chatte. J'ai un côté mic d, "you don't stop" Bref Je pourrais te donner des leçons de flow, de slow flow de prose de propos, tes mots j'en ferais autre chose. Reviens me voir Mc quand tu feras de la qualité Ouais pour l'instant t'as pas idée D'à quel point t'es pas validé. REFRAIN C'est l'retour d'Oligarshiiit et tu n'en reviens pas. Mets le casque sur les oreilles et tu t'en souviendras. T'aimes nos flyers et nos 4 par 3 ? Crie "Tadtada !" TEDJI Il entre dans la ville, Les vautours ont senti quelque chose, Grand angle-traveling. C'est l'éternel retour de l'anti-héros. Dans ses yeux brûle sa haine des vampires des flows Plan pied d'dos : Sur le cuir, 3 i en rivet chrome. Sans dinero, mais jamais sans pti mégot Sans pitié pour les têtes du game qui n'rêvent que d'grand billet mauve Lui est gentil mais gros, sensible et drôle. Vit d'angines et d'chaude pisse puisqu'il a toujours envie d'pécho Plan fixe. Le héros, En ville, de téco. Soleil couchant, couille de script. Mais on s'en ficheu, c'est beau. Il transpire d'égo, mais rejoint l'collectif, Insert : Un moleskine qu'il remplit d'ses mots Il empile les phonèmes. Il évite les fausses pistes. Il débite des grosses rimes, ça sent l'shit et l'rot. Le son se branche. Stud et lampes puis clic micro. Les ombres dansent sur les amplis d'Kinchino REFRAIN C'est l'retour d'Oligarshiiit et tu n'en reviens pas. Mets le casque sur les oreilles et tu t'en souviendras. T'aimes nos flyers et nos 4 par 3 ? Crie "Tadtada !" DOODS juste un tir même si je mène une vie de fêlé! Crève de vivre, sens la terre ferme sous mes pieds. Suivre le rythme, le guide. Mettre le spleen sous scellé! Ivre et libre! Dire qu'ici mon crime c'est d'aimer. Pas le temps pour les regrets, vois pas le compte à rebours. Le talent c'est d'innover! Peu importe ton parcours! Tant d âmes désoeuvrées, c'monde ne voit pas le jour Bonheur effleuré, tourne en rond sur 33 tours... J'opère 4 par 4, l'essence se relève ! Dans ma tête c est Bagdad, rimes rebelles! Cherche calme dans le vacarme, puis une femelle! Punchline en cascade, détiens le remède. me nourris l'esprit, peur d'être poussière. A tout prix, résiste! L'ombre est lumière. Toujours sur le fil, équilibre précaire. Tire dans le mille, c est sans commentaire! frère, tu connais le deal!
4.
SUGA (refrains) Left Eye n'est pas morte ressuscitée dans nos ego trip et nos révoltes elle rappe ses breloques sapes habille l'époque sale chante ses fausses notes cale ses couplets hardcore gratte pour les murs des blocks, graphe à l'oral ses codes braque le monde, le globe avec son Hip Hop crade Left Eye revit dans notre Hip Hop S-CAP (couplet 1) Left Eye n'est pas morte, elle vit dans mon flow, Mais ce dernier se vide si vite que mes phases s'évaporent/ Laisse place j'mets d'accord avec des tonnes de 16, Qui feraient renaître le rap observe un peu les schémas que j'élabore/ Le rap est mort autant qu'l'amour je continue de taffer dans l'excès, L'argent blanchi d'un café noir devenu café con leche/ Donc viens voir, dans mon 19 là où mes CD crèchent, La preuve que je vais marquer l'histoire, lâcher des traces/ A force de penser dans l'futur bah le passé s'décroche, Le rap est une chaussure, à croire qu'on s'est lassé des scratchs/ Assez de ces donbav qui manient la plume, moins bien qu'un CP, Ils n'auront qu'un soupire, s'ils m'taxent une barre en cas d'soper/ Ok, parfois j'me dis qu'tous ces MC sont p't'être faux, A dire qu'ils vendent plus de barrettes que n'en achètent les p'tites filles/ Oui pour l'heure j'la place à tous les MC qui kickent pour l'bluff, Beaucoup de flow certes, mais loin d'me noyer dans un discours fleuve/ SEYA (couplet 2) Left Eye n’est pas morte, elle vit dans mon flow Ils ont coulé notre hip hop, alors on vient remettre à flot Celui qui apaise la crise en attisant la braise, qui beugle sur riddim que l’Etat il baise dont le but à la base est d’embraser les masses quand il déboule sur le beat comme une balle Qu’les alités se lèvent : c’est la révélation Qu’Emile Littré s’énerve : c’est la révolution Comme Haïlé Sélassié c’est pour toutes les nations pour tous les opprimés contre l’aliénation Du bon son mais bon sang le bon sens est absent et bien sûr on le sent c’est pour ça qu’à la fin on consent à bien mettre du fond dans la forme qu’on défend J’agis d’là où les fous gisent Vos foutaises j’l’ai fustige Sur un air des Fugees « Oulalala », qui voilà là ? L’Activiste lyrical, qui fout le bordel comme un gréviste de Continental Pour les mélo-lo-man, pas de mélo-lo-drame, on met les-les voiles On chérit le bon mot comme un beau joyau Toujours à chercher la phase qui va s’envoler De la bonne punchine bien jolie, mais pas que, pour bien s’enjailler Nous on attend le retour de Fabe, pas celui du Beaujolais ! SIMIA (couplet 3) Left eye n'est pas morte, elle vit dans mon flow et mon Kalam En marge des sons faux et du versant d'la lame Elle n'a fait que prendre de l'âge, immortelle, Parce qu'elle est née entre deux pages et nos cris sortent d'elles Mon cœur fait des Boom Bap pour qu'mon pouls batte Toujours quand un fou m'parle d'orphelins des nineties De killah beez devenus des mouches Mais mon rap brûlent encore les bouches d'un feu qu'il attise – seul Nos noms s'écrivent sur des portées et s'prononcent sur scène J'parle pas d'succès, on est resté bloqué au sous-sol mais ça tu l'sais Et moi, y'a que depuis l'underground que j'ai vu l'ciel Avec la rage de dire et quelques références On dégage le pire sans faire de révérence La réalité m'a trompé, je n'crois qu'la métaphore Alors je scande toujours : left eye n'est pas morte
5.
6.
Je me perdrai dans l'océan jusqu'à la noyade, Partout de la fosse de la fausse des Mariannes. Ça pourrait même faire naître en moi des idées de mariage, Finir dans les bras de la naïade. Après ma dernière mission, j'ai décidé de prendre le temps, J'ai posé mes Clark's au bord de l'océan, J'ai troqué mon flegme contre ma flemme. Je passe mes jours à regarder l'écume blême Caresser le rivage et les courbes d'une sirène. J'ai lâché les rennes et un sourire me dévisage. Oh, je parie que c'est risible tant elle est désirable. Je suis jaloux aujourd'hui de quatre grains de sable Qui sèchent sur sa peau, au creux de sa poitrine topless. Ça laisse mes pensées divaguer entre les vagues. Et juste là, l'eau qui se faufile entre ses cuisses Épouse ses formes, irrigue son oasis, Je veux être la culotte de son maillot Et attends chaque soir qu'elle me rejoigne dans mon bungalow. Je sais qu'elle m'a vu et qu'elle se joue de moi, Qu'elle bronze nue pour provoquer mon émoi. Je me perdrai dans l'océan jusqu'à la noyade, Partout de la fosse de la fausse des Mariannes. Ça pourrait même faire naître en moi des idées de mariage, Finir dans les bras de la naïade. Et même si on l'envoie pour me faire la peau, J'accepte bien volontiers qu'elle me griffe le dos. C'est peut-être une espionne de l'Est ou la femme d'un milliardaire En manque d'aventure, de frissons et d'air pur. Qu'est-ce que tu veux, barman, on ne se refait pas. C'est la seule raison qui fait que je baisse la garde. Je peux massacrer vingt hommes et te glacer d'horreur Mais perdre mon honneur devant le fruit sacré. Toutes les perles de nacre et les coquillages En sont témoins, c'est érotique quand elle nage, Comme elle fait des aller-retours entre l'eau et la plage. Ce soir je lui demanderai son âge. Je sais, ça ne se fait pas mais je prierai aussi le ciel De me laisser mélanger le piment et le sel, Laisse-la, peindre sur ses lèvres la cigüe. Je saurai la mater, en faire une élève assidue.
7.
Je le pressentais hier déjà en vous voyant Je saisissais combien vous me manquerez Combien cela serait dur si on m'enterrait presque vivant Le destin me murmure Si la vie est une bataille sans fin, la mort est un puits sans fond Où s'entassent l'héritage des orphelins Où se confondent saints, fous, fiers et félons Avec ou sans armure Dans ce jour sans nuit retentit entre la pierre et l'espace Le silence de mes organes, mon dernier spasme Secoue devant moi ce vide...qui me caillasse Où est le sens de l'aventure Peut être aurions nous du plus souvent célébrer l'ordinaire Pour nous marrer, laisser l'important derrière Une vie rondement menée finit comme toutes au cimetière Quelle en est la tournure Une tanière, une bannière, une carrière Aujourd'hui il y a une barrière devant ma clairière Et demain à coup sûr j'y verrai clair pour la journée d'hier Passe en revue mes blessures Comprendre après faire Ces coupures sont ces erreurs que je préfère Aux bordures des clôtures la serrure de mon cœur plein d'écorchures Que la mort les suture Bonne ou mauvaise augure, le destin me murmure Qu'avec ou sans armure le sens de l'aventure Cache une affectueuse torture Bonne ou mauvaise augure Je passe en revue mes blessures Il est l'heure de conclure Car le destin me murmure Qu'elle soit de bonne ou de mauvaise augure La mort me rature...
8.
Allez allez ! Mais vazy cours mon gros ! regarde devant toi ne retourne pas et donne c'que t'as speed toi sauve ta peau ! Putain mais qu'est-ce que j'ai été faire là dedans ? c'est pas ma place je ne veux pas finir menotté sur le capot les mains dans le dos et encore moins me faire buter par Los Vendidos une balle ou un coup d'schlass ? C'est pas pour rire... Ma seule option pour le moment, c'est courir ! sinan c'est en cabane que je vais pourrir... fuire pour ne pas mourir... *j'ai ni les poumons ni les cannes sérieux c'est auch ! je trace comme je peux mais j'en peux plus chuis vraiment gros c'est moche... Promis si je m'en sors je me mets au sport et j'arrête de manger comme un porc... en deux foulées je traverse la rue devant une voiture qui pile et tourne vers place de France Faut vite que je me planque, c'est ma seule chance ! J'bouscule une vieille et les passants m'insultent, s'ils savaient c'que j'en pense... Ce soir y'a la grande Faucheuse qui m'invite pour une dernière danse... je le connais ce rade on y a déjà fait escale une sale soirée mezcal je pousse la porte, dedans il fait une chaleur à crever... Je transpire abusé et je vais m'asseoir au fond de la salle La serveuse vient, j'commande de quoi m'abreuver la tête qu'elle fait en me voyant, je la comprends... un obèse dégoulinant de sueur... professionnelle, plus rien ne la surprend elle se reprend si elle savait que je fuit des tueurs.. Poliment elle m'indique les toilettes, normalement dans les films y'a toujours une fen^tre pour se tailler par derrière ! J'y vais, je me rince le visage j'relève le nez et j'vois que c'est la merde : Y'a pas de fenêtres ! je déteste holywood ! je retourne m'asseoir et ils sont là les batards! Un des trois gars va voir la fille au comptoir y'en a un qui vient par ici... le salopard ! je vais faire dans mon slobard faut que je trouve un bobard ça me rend fou jobard, faut que j'me barre je ne veux pas crever comme ça dans les chiottes du Kin Chino Bar Je crois que le sbire a vraiment envie de pisser, il approche... pourquoi fallait-il que je m'accroche? soit j'me cache éternellement comme un lâche soit je l'attrappe, je le marave et je récupère son arme à la télé ça marche ! A peine il passe la porte que je le chope par le col de sa chemise stupéfait par la surprise le temps qu'il réalise j'lui rentre le crâne dans le sèche-main et le miroir qui se brise ! les autres rappliquent ! je claque la porte et j'les préviens chuis prêt à tout ! j'relève le gars, lui pique son flingue, il y'a du sang partout.. ils vont me descendre chuis mal! ça y'est je déraille il faut que j'taille alors je garde mon otage contre moi et j'appelle la schmitaille j'ai fait mon choix c'est ça ou la mitraille je ne veux pas canner là comme un con... je ferai pas l'comique au comico je suis prêt à signer sur des pages blanches entre 4 murs ou 4 planches comme l'avait prédit Daddy Kerry en fond sonore j'entends du Katie Perry ma fille est fan et j'vais crever c'est terrible Cavale cavale mais un jour ça s'arrête douce ou brutale sera la fin de la fête ?
9.
LEKTOR: Je tire une latte et essaie de me remémorer Comment tout ça à commencé, quand est-ce que ça a basculé. Ils ont débarqué un matin et avant que je comprenne ce qu’il se passe J’étais bâillonné, ligoté comme si je représentais une menace Ils me parlaient d’une histoire, je leur disais que j’avais rien à voir. Je pensais que c’était qu’une erreur, que je serais chez moi avant le soir. Puis tout s’est emballé, pris dans une machine infernale J’étais le coupable idéal pour la presse locale. Je revois encore ce baveux commis d’office Me dire : « Ne paniquez pas, faites confiance à la justice ». J’ai peut-être pas gueulé assez fort pour clamer mon innocence Spectateur de tout ça, je crois que j’ai eu des moments d’absence. Ma cigarette se consume, tout ça me parait improbable Dans ma tête résonne encore la voix du juge disant « Coupable ». Désormais, il ne sert à rien de prier Une larme coule sur ma joue, j’écrase ma clope dans le cendrier. LEKTOR: Dans le couloir, j’entends des bruits de pas Qui résonnent de plus en plus à mesure qu’ils se rapprochent de moi. À peine un bruit de serrure que déjà on m’attrape par les bras Dans ma tête, défilent les images d’un biopic qui parlerait de moi. On me traine dans une cour, au fond trois types en treillis noir, Armés de fusils lourds, font tout pour éviter mon regard Je vois une femme sangloter, je crois reconnaitre ma mère Tellement longtemps que je l’ai pas vu, mais ai-je encore les idées claires ? À côté un type bien sapé qui pourtant n’en mène pas large L’avocat, sa présence devrait peut-être me mettre la rage. Mais j’ai pas de haine, en tout cas pas pour ce commis d’office. Mais lui a-t-il toujours autant confiance en sa justice ? Puis ils m’ont entravé les poignets, dos au mur les yeux bandés, Les mecs en treillis ont épaulé, un type m’a demandé Si j’avais quelque chose à déclarer en guise de dernière volonté Mais j’ai plus rien à dire à ce monde, j’ai juste crié « Liberté » TRICKS: Ça fait maintenant 10 ans que cette histoire s’est passée Commis d’office dans cette affaire la sentence reste gravée A l’époque je pensais avoir tout essayé Chercher les moindres fautes et les preuves falsifiées Rien y fait, je me sens coupable depuis ce jour Incapable d’oublier ce que cet homme a fait par amour Je revois son visage et sa cigarette a la main Impuissant face à ces facéties façonnant son destin A l’heure où je vous parle, je pourrai prouver son innocence J’ai continué à me battre pour ne plus perdre par ignorance Je ne peux plus revenir en arrière, combien d’hommes derrière les barreaux Combien de fois j’ai pas su faire, combien de procès sonnent faux La vérité doit être à présent rétablie Même quand on est mort on n’oublie pas d’avoir été trahie J’accuse d’avoir fait preuve d’incompétence Et tout ce que je retiens n’est qu’un regret taché d’un long silence
10.
Mardi 01:27
11.
J'ai encore les mains salies du sang de rivaux Mais je ne pouvais pas, je crois, m'éloigner longtemps de la rive. Tu sais, quand on nage en eau trouble, on garde en soi le flot Et je savais qu'un jour ou l'autre arriverait ce qui arrive. Ouais, j'ai fait sauter quelques caissons. J'ai coupé quelques langues et quelques souffles. J'avais ma raison. C'est vrai. Je n'ai pas fait que du bien. J'ai liquidé des bosses Mais mes valeurs sont restées solides face au liquide. Les associés ? Je n'en ai jamais vraiment eu besoin Ou alors j'avais peur qu'ils prennent peur vu que j'avais peur de rien. En première ligne sous le feu, chaque fois je visais juste. Quand le danger entrait en scène, je bombais plus fort le buste. Mais je crois que j'ai perdu un peu de moi dans ce voyage. L'Enfer, ça ne brûle pas, c'est un gel qui te surine le visage. Et dans ces bas fonds, on m'appelait l'artiste. Celui qui ne rechignait jamais pour un dernier tour de piste. Même de ma retraite, je ne connais pas la feuille blanche Alors rien que pour la forme j'ai remis ça. À mon époque c'était sur ou entre quatre planches. Non, tu ne veux sûrement pas que je reprenne du service. Puis, il y a quelques mois, j'ai vu sortir de jeunes loups Avec des dents longues comme ça mais des têtes creuses, des cailloux. Des gamins qui voulaient taquiner le milieu. Ça me démangeait de leur montrer comment faisait les vieux. Un coup comme à l'époque sans d'autre intérêt que la gloire. Devenir une légende. Un repère de l'histoire. Alors j'ai lustré le crom comme avant, dans le même ordre Avec des gestes superstitieux. Hors de question qu'un chiot me morde ! J'ai repassé ma chemise et enfilé ma veste. Un coup d'oeil dans le miroir et je l'ai vu à mon regard. Je suis un peu rouillé mais ça ira. J'ai de jolis restes Et j'ai attendu ce moment comme on attend le premier rencard. Alors me voilà ce soir posté dans les loges. Calibré, patient, mais pas rassasié d'éloges. On va se la faire à ma façon, brutal mais pacifiste. Petit, on ne rechigne pas devant un dernier tour de piste.
12.
Si vous écoutez ce message c'est qu'ils m'ont réduit au silence. Peu importe la manière, ils m'ont eu à la patience Alors vous pouvez couper maintenant ou écouter la suite Pour apprendre pourquoi j'ai fini dans la fuite. Bon, vous êtes donc prêts pour la prise de conscience. Celle que j'ai eue il y a près de trente ans. Celle qu'on ne s'avoue tant il y a d'évidences. Vous savez, plus le mensonge est gros, plus il passe Et il faut du temps avant de l'accepter Mais il n'y a rien de plus efficace pour eux, Car la mémoire s'efface vite. Et il ne s'agit pas d'un complot obscurantiste, D'une société secrète ou d'une secte moribonde. Demandez-vous plutôt ce qui vous rend triste Et qui existe aux yeux et à la face du monde. C'est toujours la même histoire. Toujours la même intrigue. Toujours le mêmes fortunes, les mêmes brigands que ça implique. Toujours les mêmes victimes, les même mandats que l'on brigue Même si la vérité n'est qu'à un clic. J'ai eu beau changer de cache tous les trois jours, Changer d'identité, ne plus utiliser ma carte bancaire, Juste de l'espèce. J'ai même changé de visage, Coupé tous les ponts par amour. Car un contact avec mes proches aurait pu nous compromettre Ma vie est un chantier sans contremaître. Ils ont fini par retrouver ma trace, Vous savez, la vérité refait toujours surface. Peut-être même qu'en réalité, je faisais partie De ce grand mensonge, de la grande supercherie. Et que toutes mes relations étaient en fait factices En proie à leur système et ses milices. Bref, j'ai établi des liens et tout compilé ici Vous avez toute l'enquête et tous les documents. Tout est daté, signé, les officiels et les copies. Il ne tient qu'à vous. Vous avez tous les éléments. Vous pouvez donc vous taire et jouer encore votre rôle Tout en sachant. Ce qui est assez ironique et drôle. Moi je n'ai pas pu cacher ce que j'avais appris Et vous savez maintenant que vous risquez votre vie. Pas le fait de respirer mais votre vie d'avant. Celle que vous laisserez pour vous sentir vivant. L'existence, il n'y a rien à en apprendre. Et la vérité c'est qu'il n'y a rien à faire pour la comprendre. Ils ont trouvé le moyen de nous contrôler. Des besoins, des désirs, qu'on ne fait qu'effleurer. Des idées, des concepts, auxquels nous sommes conditionnés Et l'exclusion sociale si vous vous positionnez. Ils ont trouvé comment cadenasser nos rêves. Pour éviter que les peuples ne pensent et s'élèvent. Tout est à sa place, en ordre, mon ami. Je crois que vous avez compris.
13.
Gros plans/ grands écrans/ histoires de clans et de personnes solitaires/ de marquer son temps/ d'art à parfaire/ d'objectif à atteindre/ de flammes à éteindre avec ses poings/ de jambes à étendre loin/ vengeance et justice, ne plus attendre/ la rendre soi-même/ savoir dealer avec les interstices, le dur, le tendre/ j'en reviens souvent au même/ finir par être son propre maître/ ronin comme l'étudiant sans université/ servir ses propres intérêts/ fureur, colère à apaiser/ balance à ré-équilibrer/ Zatoïchi ferme les yeux pour mieux voir/ moi j'ferme ma gueule pour mieux parler/ masseur de cerveaux, jour et soir/ travail sur certains noeuds à desserrer/ à trier, brêve de comptoir/ fils de brute célébré/ transmettre à l'auditoire les outils utilisés/ Ich Ni, Ich Ni/ Zatoïchi dans la party/ vagabondage de jour comme de nuit/ la solution à tes ennuis/ Merde au suspense/ je meurs à la fin/ en attendant je travaille ma souplesse/ forge mon style sur les collines, de té-sain/ en verlan, en franglais la coupe est clean, tak tak tak/ produit de ma discipline, franc, du tac au tac/ ich, ni, ich, ni, pépites, pralines/ réfléchie, précieuses contre- attaques/ l'énergie circule du cerveau à la mine/ écoute des kiaï font les backs/ le niveau hausse/ depuis que j'suis gosse/ des bleus, des bosses/ esquive les canines des molosses du big boss/ recherche le talon du colosse/ des règlements de la norme chopent des entorses/ les erreurs que j'endosse deviennent force/ expérience, vigilance, science de l'anticipation/ auto-défense, références, connaissance des points de suppressions/ Ich Ni, Ich Ni/ Zatoïchi dans la party/ vagabondage de jour comme de nuit/ la solution à tes ennuis/ Transmission, imitation/ répétition, construction/ nouvelle école/ne colle pas avec l'ancien protocole/ j'écoute le son que font les dés/ je connais les options qui me sont données une fois jetés/ vue des airs, d'un octocoptère/ yohooho! vénère!/ vole comme un coléoptère/ sabre comme une mante missionnaire/ casse pas ta tête/ prend ton ièpe, sans tièpe/ en temps de conquête/ répète tes mouvements/ les variants, les améliorants/ ressent satisfaction, réparation/ flow maison en circulation/ floraison au printemps de pauvres/ torchon jaune, bourgeon mauve/ des images, des codes/ des combinaisons, des odes/ fils de brute dans les parages, des ordres/ abus, dérapages, désordres/ tout ce que je touche devient arme/ tout ce qui passe par ma bouche devient vacarme/ Ich Ni, Ich Ni/ Zatoïchi dans la party/ vagabondage de jour comme de nuit/ la solution à tes ennuis/
14.

about

sortie prévue avant la fin des temps

credits

released February 12, 2016

-- KinChino Orchestra --
batterie: Kurios
piano, rhodes et orgue: Didatéo
basse: KinChino
guitares, ukulele: Super Chenet
violons: Sataan
trombone: Mixolivien
chœurs: Milie
flute : Sandra E.
sax soprano: Eliptik
percussions: Ramon Bandeo
accordéon: Labroche

pochette: rOnd
mix: Mobil Dick
master: Tinig

big up à Antoine Lalbat au studio de la MJC de Fresnes pour les prises batterie et à Julien Bigorgne pour nous avoir prêté son Fender Rhodes.

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